Grynfogel sur la Dépêche du Midi - Soliha 31
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Grynfogel sur la Dépêche du Midi

25 Août 2017 Grynfogel sur la Dépêche du Midi

« Vous êtes sans doute déjà passé là-bas sans l’apercevoir. Dissimulé par quelques arbres, au bout d’une allée, le village d’insertion de Grynfogel fait peu parler de lui. Créé en septembre 2013 pour pouvoir loger une vingtaine de familles évacuées de leurs logements insalubres dans le quartier du Mirail, ce village constitué de bungalows est unique en France. «Nous nous sommes inspirés d’autres villes pour le créer, mais il n’est pas gardienné, les familles sont en autogestion, cela n’existe pas ailleurs. Il s’agit d’un tremplin. Il n’y a aucun service sur le site : le but est d’amener les personnes à aller à l’extérieur et à s’intégrer comme des Toulousains», explique Corinne Buic, responsable du service contre les exclusions, à la direction des solidarités et de la cohésion sociale à la mairie de Toulouse. Ici, vivent en permanence une trentaine de familles originaires en majorité de Roumanie ou de Bulgarie. Elles ne sont censées rester que quelques mois le temps de trouver un travail, puis un logement. 165 personnes issues des différents camps démantelés et de squats y sont passées en 2016. Elles sont aidées dans leurs démarches par l’association Soliha. «L’objectif est de leur permettre de stabiliser leur situation et d’intégrer un logement. Les bungalows permettent l’apprentissage de la vie autonome», résume Hélène Mahieu, responsable du pôle social au sein de l’association. «Nous veillons à ce que les enfants soient scolarisés et suivis par un médecin et nous aidons les plus âgés dans leurs démarches professionnelles», ajoute Dominique Beltramé Moncouet, la directrice de l’association. «La travailleuse sociale m’aide pour tout ce qui est administratif. Je cherche du travail, mais ce sera plus simple en septembre quand mes enfants seront à l’école, confirme Zlatina, mère de quatre enfants, vivant à Grynfogel depuis six mois. Quand j’ai quitté la Bulgarie, nous avons vécu des mois dans une caravane à Rangueil». À trois bungalows du sien, Ovidiu affiche un sourire radieux. L’homme de 28 ans quitte son logement dans la journée. «J’ai trouvé un travail déclaré et ai appris à parler français avec mes collègues. Du coup, j’ai pu trouver un appartement», raconte le père de famille de 28 ans. Après trois ans de galère à vivre dans une caravane, puis à Grynfogel, l’homme et sa famille entament un nouveau départ. »

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